Catégorie : Convention pharmaceutique

Déploiement de la téléconsultation dans les pharmacies

A la suite de l’avenant n° 6 à la convention médicale sur la télémédecine signé le 12 juin 2018, l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (Uncam), la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) et l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) ont signé le 6 décembre 2018 un avenant (n° 15) à la convention nationale pharmaceutique qui précisent les conditions dans lesquelles les pharmaciens pourront contribuer à la réalisation d’actes de téléconsultation à partir de leur officine.

Les pharmaciens ont un rôle essentiel à jouer pour contribuer à la généralisation de la téléconsultation en s’appuyant sur le réseau officinal et la proximité d’accès qu’il offre à la population, afin de faciliter le recours à la téléconsultation, mise en place depuis le 15 septembre 2018.

L’avenant détermine les modalités de mise en œuvre de la téléconsultation en officine ainsi que le rôle d’accompagnement du pharmacien dans ce cadre. La prise en charge s’effectue dans le respect du parcours de soins. Le pharmacien devra, pour organiser des téléconsultations, disposer d’un espace permettant de préserver la confidentialité des échanges. Dans le cadre de la téléconsultation, il pourra à la demande du médecin transmettre des données complémentaires comme, par exemple, les valeurs tensionnelles.

Cette implication des pharmaciens dans le déploiement des téléconsultations fait l’objet d’une rémunération valorisant leur contribution à l’exercice coordonné entre professionnels de santé et à l’évolution des pratiques, conformément aux orientations de l’accord cadre interprofessionnel signé en octobre 2018. Une rémunération annuelle sera versée aux pharmaciens avec 2 volets : une participation forfaitaire de 1 225 € la 1ère année afin de permettre au pharmacien de s’équiper en objets connectés utiles aux téléconsultations (comme le stéthoscope connecté, l’otoscope connecté, l’oxymètre, le tensiomètre…), puis de 350 € les années suivantes. Elle prévoit également une participation forfaitaire au temps passé en fonction du nombre de téléconsultations réalisées (entre 200 et 400€ par an).

Le déploiement des téléconsultations en officine fera l’objet d’un suivi, particulièrement dans les zones sous denses dans lesquelles la télémédecine peut jouer un rôle majeur pour faciliter l’accès aux soins, et, le cas échéant, les modalités pourront évoluer.

À propos de l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (Uncam)

Instance créée par la loi de réforme de l’Assurance Maladie d’août 2004, l’Uncam regroupe les différents régimes d’assurance maladie. Elle a pour mission de conduire la politique conventionnelle, définir le champ des prestations admises au remboursement et de fixer le taux de prise en charge des soins. Elle est dirigée par Nicolas Revel, directeur général de la Caisse nationale de l’Assurance Maladie (Cnam).

Le Conseil de l’Uncam, composé de douze membres et présidé par M. William Gardey, président du Conseil de la Cnam, délibère sur les orientations de l’Uncam dans les domaines de sa compétence et sur les participations financières demandées aux assurés, ainsi que sur les avis concernant les projets de loi et de textes réglementaires qui lui sont soumis.

Communiqué de presse de la CNAM du 06/12/18 : 2018 12 06 Assurance Maladie – CP Avenant 15 Télémédecine

Avenant télémédecine signé le 06/12/18 : 2018 12 06 Avenant 15 TLM_Vsignée Télémédecine

La réforme de l’officine : Bilan après 9 mois de réforme

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Augmentation de l’indemnité d’astreinte de 150 à 175 euros – application au 14 juin 2018

L’avenant n°11, signée entre l’USPO et la CNAM, prévoit l’augmentation de l’indemnité d’astreinte de 150 à 175 euros.

L’USPO a interrogé la CNAM depuis plusieurs semaines et vient d’obtenir confirmation de la date d’application : le nouveau montant de l’indemnité d’astreinte prend effet dès la nuit du 14 au 15 juin 2018.
Cette modification est sans impact sur le fonctionnement de PGarde. Les pharmaciens n’utilisant pas le service PGarde bénéficieront également de cette revalorisation.
L’Assurance maladie s’est engagée à maintenir le service PGarde opérationnel pendant le paramétrage de ce nouveau tarif. Une interruption momentanée d’un ou deux jours maximum pourrait néanmoins être nécessaire mais cette mise à jour n’impactera pas les délais de paiement.

L’indemnité d’astreinte augmentera de 175 à 190 euros à une date déjà fixée par l’avenant n°11 : le 1er janvier 2019.

Bilan de médication, parution au Journal Officiel du 16 mars 2018

L’avenant n°12 détaillant les modalités de mise en œuvre du bilan partagé de médication est paru au Journal officiel le 16 mars 2018. Il fait suite à l’avenant n°11 qui prévoyait le déploiement de cette nouvelle mission d’accompagnement dès le 1er janvier 2018.

Le site Ameli.fr est désormais ouvert permettant l’inscription des entretiens pharmaceutiques et des bilans partagés de médication sur votre Espace Pro.

Votre mobilisation est essentielle pour continuer à faire avancer notre profession sur le dépistage, la prévention et autres suivis de patients, comme nous avons réussi à le faire pour la vaccination antigrippale.

Journal officiel du 16 mars 2018 sur la mise en oeuvre du bilan partagé de médication

2018 03 16 Journal officiel de la République française – Bilan de médication

Vidéos des conférences aux Rencontres de l’USPO

Le 31 janvier 2018, les 10èmes Rencontres de l’USPO s’ouvraient devant une salle comble.

Au cours de cette demi-journée, les visions de tous les intervenants ont convergé vers un objectif clair : faire évoluer le métier pour améliorer la prise en charge du patient. La nouvelle convention pharmaceutique sera un outil essentiel de cette évolution.

Signée en juillet 2017 entre l’USPO, l’Assurance maladie obligatoire et complémentaire, elle offre de nouvelles perspectives économiques aux pharmacies d’officine et permet une réelle évolution du métier grâce notamment aux bilans partagés de médication, à la préparation des doses à administrer, à l’accompagnement des patients sous chimiothérapie orale… La loi de financement pour la sécurité sociale 2018 et la stratégie nationale de santé seront également des éléments importants. 

L’USPO sera présente sur tous les fronts

Retrouvez ICI les vidéos des Rencontres de l’USPO avec

  • Les messages forts des intervenants “le teaser des rencontres”
  • L’intervention de Nicolas Revel, Directeur Général de la CNAMTS
  • Les priorités pour la pharmacie d’officine vue par les représentants de la profession 
  • L’intervention de Gilles Bonnefond, Président de l’USPO
  • L’information de Muriel Dahan sur la chimiothérapie orale
  • Retours sur la vaccination antigrippale
  • Points sur la loi de financement de la Sécurité sociale et sur la Stratégie Nationale de Santé

 

Nicolas Revel, Directeur Général de la CNAMTS

 

Les priorités pour la pharmacie d’officine

 

Gilles Bonnefond, Président de l’USPO

 

Chimiothérapie orale en officine
avec Muriel Dahan, Directrice des recommandations et du médicament à l’INCA

 

Vaccination antigrippale à l’officine

 

 

La loi de Financement de la Sécurité sociale et la Stratégie nationale de santé

 

En 3 minutes, décryptage de l’économie officinale et bilan de la réforme

Bilans partagés de médication et entretiens pharmaceutiques, Les conseils de l’USPO pour valoriser nos compétences !

L’USPO vous présente des conseils testés dans plusieurs pharmacies ayant poursuivi les entretiens pharmaceutiques après 2014. Les réponses aux six challenges ci-dessous du recrutement des patients à la conduite de l’entretien peuvent vous aider dans votre pharmacie !

L’USPO s’engage avec vous pour réussir l’accompagnement des patients sous la forme des bilans partagés de médication et des entretiens pharmaceutiques (AVK, AOD ou asthme).

Ensemble, valorisons nos compétences ! […]

Challenge n°1 : « Mes patients n’en veulent pas ! »

– Ne pas les forcer ! Les patients n’ont pas immédiatement le temps nécessaire. Vous pouvez proposer d’y revenir à un autre moment, en leur laissant un support d’information[1].

– Réfléchir à sa terminologie et rassurer les patients. Quelques expressions utiles pour démarrer la conversation : « Comment cela se passe-t-il avec votre traitement ? ». « Quelles questions voudriez-vous me poser ? ». « Les pharmaciens peuvent vous accompagner pour votre sécurité ». « C’est une discussion à propos de vos médicaments : pourquoi prenez-vous ces médicaments ? ». « C’est un moment de partage. ». « C’est pris en charge. Vous ne paierez rien ». « Vous voulez maintenant ? ».

– Partager les avancées obtenues avec d’autres patients. Utiliser votre expérience pour montrer le bénéfice potentiel sur l’amélioration de la connaissance des traitements ou du bon usage des produits de santé, comme les techniques d’inhalation pour les asthmatiques.

– Répondre sur la complémentarité et la coordination avec le médecin traitant

« Je prends le temps de vous réexpliquer des éléments que votre médecin n’a pas pu approfondir et je le tiendrai informé ! »

– Si le patient estime tout savoir après les premiers entretiens AVK : évoquer l’instabilité de l’INR, source de nouveau plan de posologie et de nouveaux entretiens à proposer, notamment pour les patients qui ont réalisé eux-mêmes des ajustements de posologie.

Challenge n°2 : « Je n’ai pas le temps ! Je suis déjà trop occupé. »

– S’appuyer sur son équipe officinale. Une partie des bilans partagés de médication et entretiens pharmaceutiques peut être initiée par les préparateurs, en l’absence du patient : identification des patients éligibles, recrutement, accueil du patient, obtention du consentement, prise de rendez-vous, récupération des ordonnances[2]. Désigner dans l’équipe un responsable des entretiens, qui aura également en charge l’agenda de la pharmacie. L’accompagnement des patients par le bilan partagé de médication ou les entretiens pharmaceutiques constitue une construction collective à réaliser par l’ensemble de l’équipe officinale :avec des adjoints formés et avec la participation des préparateurs notamment pour le recrutement des patients.

– Utiliser son fichier de patients : les logiciels permettent de détecter les patients éligibles dont plus de 170 patients[3] en moyenne par officine pour les bilans partagés de médication. Mettre des alertes ou un commentaire dans le logiciel suite à des requêtes soit selon les critères d’âge (bilans de médication : passage de 64 à 65 ans avec ALD, de 74 à 75 ans sans ALD) ou de traitements chroniques (entretiens pharmaceutiques : AVK, AOD, corticoïdes inhalés prescrits aux patients asthmatiques).

– Organiser une formation interne à l’officine : former votre équipe notamment aux conditions d’éligibilité, la méthode de recrutement des patients et la complémentarité d’équipe.

– La formation externe n’est pas obligatoire pour démarrer les bilans partagés de médication, mais conseillée notamment pour actualiser des connaissances en pharmacologie. Prévoir une spécialisation de l’équipe dans les domaines concernés : bilan de médication bien sûr, mais aussi iatrogénie, maladies dégénératives, personnes âgées, …

– C’est plus long au début en période de rodage de la pharmacie. Selon l’expérience des pharmaciens ayant poursuivi les entretiens, le temps moyen des entretiens décroit par la suite,en allant à l’essentiel avec les patients autours de points clés identifiés. L’expérience personnelle permet de trouver la bonne cadence !

Challenge n°3 : « Cela ne rapporte pas suffisamment ! »

– Une chaîne de valeurs à créer pour les patients, le système de santé mais surtout pour nous-mêmes ! Pour répondre au défaut d’observance massif, notamment par les patients asthmatiques[4]. Pour pérenniser notre monopole de compétences et rendre légitimes des propositions associées à d’autres services pharmaceutiques rémunérés : semainier, dispensation à domicile, gestion de l’armoire à pharmacie, prévention des chutes, arrêt du tabac.

– Gérer son temps. Les entretiens longs sortent le plus souvent du cadre, aussi nous avons prévu de ne plus balayer toute la pathologie en une fois mais de concentrer chaque entretien sur un seul thème. Les entretiens seront plus courts, plus faciles à organiser et à valoriser. Après les premiers rendez-vous, la conduite de l’entretien est plus rythmée tout en s’adaptant aux réponses des patients. Annoncer à l’avance la durée consacrée. Vous pouvez désormais choisir en fonction des connaissances évaluées lors du premier entretien avec votre patient, un thème approprié à développer pour le deuxième entretien. Il n’est plus nécessaire de répéter l’ensemble du questionnaire sur tous les sujets dès le deuxième entretien AVK, AOD ou asthme. Par exemple les entretiens thématiques au choix pour AVK : observance ou « surveillance biologique du traitement » ou « effets du traitement » ou « vie quotidienne et alimentation ».

– Pour progresser dans son exercice, valoriser nos compétences scientifiques et professionnelles y compris en faveur des patients ne bénéficiant pas d’accompagnement. Ne pas avoir peur pendant les rendez-vous d’évoquer des effets indésirables, pour accentuer la confiance des patients.

Challenge n°4 : « Comment motiver et atteindre les patients qui ne viennent pas eux-mêmes à la pharmacie ? » (aidants/famille des patients à mobilité réduite)

– Informer l’aidant/ la famille de l’existence du service. La famille : « pour la sécurité de votre père/mère, pour mieux se soigner ». L’auxiliaire de vie : « vous me direz si il/elle veut que je passe (à domicile) ». Partager avec les infirmières sur les bilans de médications à cibler ou des recommandations effectuées.

– Soyez flexibles ! Proposer à l’aidant/famille d’appeler le patient. Un complément d’information par contact téléphonique peut permettre de prendre rendez-vous. Les bilans partagés de médication et entretiens pharmaceutiques ne peuvent pas s’effectuer par téléphone. Il est néanmoins possible de les organiser au domicile des patients ou en EHPAD.

– Si les patients pour lesquels un membre de l’équipe officinale se déplace au domicile sont éligibles : initier la discussion lors d’une dispensation ou au moment d’une livraison à domicile de dispositifs médicaux (lit, etc…), ne laisser pas de flyer au domicile (sollicitation de clientèle).

– Un « effet tremplin »[5] déjà présent à l’étranger, un catalyseur vers d’autres modalités rémunérées d’accompagnement ! Lors du bilan partagé de médication, la meilleure identification des besoins des patients au domicile des patients permet de déclencher d’autres prestations valorisées : notamment préparation de piluliers après un « entretien de polymédication » en Suisse, « ménage de l’armoire à pharmacie » en Ontario.

Challenge n°5 : « Les médecins y sont opposés ! »

Les médecins évoluent et perçoivent mieux la valeur des accompagnements par le pharmacien.

– Informer les médecins (notamment généralistes) les plus proches que vous envisagez de proposer des bilans partagés de médication. Prévenez ces médecins de préférence lors d’une occasion informelle voire conviviale, ou à défaut par courrier/mail.

– Demander leur avis, notamment comment ils préfèrent recevoir le partage d’information (papier, messagerie sécurisée), si des patients sont à cibler en priorité, ou sur la complémentarité avec des bilans de médication qu’ils effectueraient également.

– Ne pas se sous évaluer ! Cela peut être inconfortable d’expliquer l’intérêt de ces accompagnements, mais arriver à convaincre des prescripteurs est un facteur clé de réussite, notamment quand la prise en compte de nos recommandations peut permettre de réduire le risque d’hospitalisations. Essayer de leur expliquer des cas avec des bénéfices significatifs pour les patients (« il pensait que le Previscan se prenait seulement en cas de besoin comme le Doliprane, pas fait d’INR depuis 6 mois »). C’est une opportunité supplémentaire de détection et résolution de problèmes alors que nous disposons d’une vision globale des dispensations.

– Evaluer leur temps et être concis par des avis motivés sur des cas choisis. Il n’est pas nécessaire de partager avec les médecins traitants toutes les conclusions de tous les bilans de médication. Seuls les retours appropriés leur fourniront une information pertinente supplémentaire dans leur appréciation de la situation des patients. Votre apport sera souligné positivement : « Maintenant c’est officiel : madame X n’a pas compris son traitement » (réaction d’un médecin).

Challenge n°6 : « comment gérer un flux imprévisible de rendez-vous ? »

– Se donner des objectifs sur un nombre mensuel de bilans partagés de médication/entretiens pharmaceutiques, à ajuster à la taille/caractéristiques de la patientèle de l’officine. Par exemple : 10 bilans partagés de médication par mois en période de démarrage (premier trimestre 2018), c’est-à-dire au moment où le nombre de nouveaux patients éligibles est le plus grand.

– Planifier sa journée. Fixer des créneaux horaires les plus appropriés pour les rendez-vous, très différents d’une pharmacie à l’autre. Envisager des créneaux avant/après l’ouverture en l’absence prolongée de deuxième pharmacien. Avec plus de trois millions de bilans de médication par an, l’expérience anglaise montre que le créneau du matin avant 11 h est le plus utilisé. Pour rappel une partie du travail pour les bilans de médication se fait sans la présence du patient.

– Un rappel du rendez-vous car les patients oublient ! La gestion des rendez-vous par agenda électronique n’est pas indispensable pour démarrer ces accompagnements : des pharmaciens utilisent des cartes de rendez-vous avec la date et l’heure pour le patient ou l’écrivent (en gros !) sur la prescription médicale.

– Du ludique avec les patients et pour faciliter son quotidien ! L’utilisation d’un outil interactif et pédagogique intégrant les données précédemment saisies est à privilégier pour pérenniser ces rencontres avec les mêmes patients. Particulièrement pour les bilans de médication effectués en N+1, il est nécessaire d’identifier facilement les résultats de l’analyse de l’année N. Pour les entretiens pharmaceutiques, le suivi est désormais allégé à partir du deuxième entretien en proposant des thèmes (observance ou surveillance biologique etc…) à choisir en fonction des connaissances évaluées lors du premier entretien.

– Laisser le choix au patient avant de lui proposer un créneau selon ses indications. « Quand est-ce vous pouvez ? » puis « quel moment vous convient le mieux ?».Seulement le cas échéant, expliquer au patient l’organisation de l’officine avec nécessairement deux pharmaciens au minimum, dont un présent en zone de confidentialité pour de meilleures conditions de dialogue.

– Soyez clair sur le timing ! Les patients doivent avoir du temps pour poser des questions en suivant les étapes prévues, qui vous assurent que le rendez-vous est approprié dans sa longueur. Informer cependant avant l’entretien : « Cet entretien va durer aux alentours de xx minutes ». Utiliser des signaux de conclusion signifiant que le rendez-vous prend fin en étant attentif aux circonstances qui doivent limiter les interruptions.

« Industrialiser » l’accompagnement des patients, comme c’est déjà le cas de nos dispensations, c’est bâtir un nouveau process selon les particularités de son officine dans son front office (ciblage, information, recrutement, prise de RDV, récupération des ordonnances), son back office (formation, complémentarité d’équipe, partage interprofessionnel de l’information) avec pour objectif principal de nous rendre confortable la conduite des entretiens au contact des patients.

Cette fiche sera mise à jour avec votre partage d’expériences[6] des bilans de médication et des entretiens pharmaceutiques (problème élucidé, changement d’organisation, apport d’un outil etc…).

Un bilan partagé avec vous pour valoriser nos compétences !

Avant de démarrer :

Les infos de l’USPO :

– Bilan partagé de médication pour les personnes âgées (modalités conventionnelles) : Info 2017-112

– Entretiens pharmaceutiques : comment déclencher la ROSP en 2018 : Info 2017-117

Les guides d‘accompagnement et fiches de suivi patients : bilan partagé de médication, AVK, AOD, asthme : annexes II.7, III. 3, III. 5 et III 6 de la Convention Pharmaciens

[1] Un flyer patient sur le bilan partagé de médication est en préparation entre les syndicats et l’Assurance Maladie.

[2] Récupération des ordonnances uniquement pour le bilan partagé de médication

[3] 3,9 millions de patients sont éligibles aux bilans partagés de médication.

[4] Selon une étude IMS/CRIP de novembre 2014, environ 40 % des patients chroniques dont 13 % des patients asthmatiques sont considérés comme observants (traitement suivi à hauteur de 80 % dans le temps ou en termes de dose).

[5] Selon une expression d’auteurs canadiens d’une publication scientifique démontrant qu’il était possible d’utiliser le bilan de médication (MedsCheck reviews) comme un point de départ pour des interventions en faveur de la réduction du risque cardiovasculaire. “Importantly, we also showed how MedsCheck reviews could be the springboard (=templin) for pharmacist intervention programs”

Source : “Real-world application of MedsCheck opportunities, the Costco pharmacists intervention trial for reduction of cardiovascular risk” Joseph Hanna, BScPhm, CDE, CGP, RPhcorresponding author, Can Pharm J (Ott). 2013 Nov; 146(6): 325–328.

[6] Avec vos exemples concrets : « j’ai repéré telle situation, avec un résultat suivant x mois suivants », n’hésitez pas à nous écrire (retour d’expériences, commentaires, suggestions) : carlier@uspo.fr

La nouvelle convention pharmaceutique

La nouvelle convention pharmaceutique est mise en place depuis le 1er janvier 2018 pour 3 ans. Elle s’appuie sur deux axes : une évolution du mode de rémunération et du métier de pharmacien d’officine. La désensibilisation de la rémunération de l’officine du prix et des volumes des médicaments, longtemps souhaitée par l’USPO, est acquise. La marge commerciale, fortement exposée aux baisses de prix, est transformée progressivement en honoraires liés à l’acte de dispensation, insensible à ces baisses.

Cette évolution permet, en 3 ans, de diviser par 4 l’impact des baisses de prix sur la rémunération de l’officine et reconnaît pour la première fois la valeur ajoutée de notre acte de dispensation. […]

Pour garantir le succès de cette réforme, l’Assurance maladie investit 215 millions d’euros en 3 ans. A la fin de l’année 2020, ce nouveau mode de rémunération sera positif pour plus de 93% des pharmacies et neutre pour 7% des officines.

Des clauses de sauvegarde permettront, en cas de perte de marge du réseau, de renégocier avec l’Assurance maladie dans le cadre de cet accord.

Une nouvelle orientation « métier » définit également la réforme de l’officine avec 65 millions d’euros supplémentaires investis par l’Assurance maladie.

Professionnel de santé de premier recours et acteur de la coordination, le pharmacien aura désormais accès aux mêmes informations sur les patients que les autres professionnels de santé, via le Dossier médical partagé (DMP). Le pharmacien d’officine sera également en mesure d’accompagner les patients fragiles grâce à des entretiens pharmaceutiques simplifiés et des nouveaux bilans partagés de médication pour les personnes âgées.

D’autres sources de croissance sur les services seront négociées dans le courant de l’année 2018 : accompagnement des patients sous chimiothérapie orale, préparation des doses à administrer (PDA), dispensation à domicile, prévention et dépistage…

L’année 2018 sera une année de rupture pour la pharmacie d’officine. Nous mettons fin à 3 années catastrophiques de la réforme « du 1 euro à la boîte » qui n’a pas, contrairement à ce qui était affirmé, protégé les officines des baisses de prix.

Il est temps d’offrir un nouvel élan économique et des perspectives aux pharmacies d’officine.

Ce nouveau mode de rémunération mieux adapté aux enjeux de santé publique donne une plus grande visibilité à nos entreprises et permettra aux jeunes de s’investir dans cette formidable profession.

Malgré cette évolution, certains dossiers relatifs au monopole pharmaceutique et au capital peuvent encore être d’actualité. L’USPO reste très vigilante et ne manquera pas de mobiliser l’ensemble de la profession, si cela s’avère nécessaire.

SOYONS ATTENTIFS A LA SAUVEGARDE DES PILIERS DE L’OFFICINE DANS L’INTÉRÊT DES PATIENTS

Je vous présente à tous mes meilleurs vœux pour cette année 2018 et une confiance retrouvée.

Gilles BONNEFOND
Président de l’USPO

Pour plus d’informations sur la nouvelle convention pharmaceutique, l’USPO met à votre disposition trois vidéos disponibles sur le site www.uspo.fr

Calendrier détaillé de l’avenant n°11 publié au JO avec le nouvel arrêté de marge

Un arrêté publié au Journal officiel du 13 décembre 2017 fixe pour l’année 2018 les nouveaux paramètres de la marge dégressive lissée (MDL), conformément à l’avenant n°11 signé par l’USPO et dont l’arrêté d’approbation a également été publié au JO (16 décembre 2017).

De nombreuses modifications de l’économie de l’officine et de l’exercice professionnel interviendront soit à partir du 1er janvier 2018 (tableau n°2) soit à une date ultérieure (tableau n°3). […]

Concrètement : onze modifications seront applicables à partir du 1er janvier 2018, dont les paramètres de la MDL (tableau n°1). L’indemnité d’astreinte sera revalorisée (175 euros) à partir du 16 juin 2018. Les nouveaux honoraires de dispensation seront effectifs le 1er janvier 2019.

Ce tour d’horizon du calendrier sera complété dans les prochaines circulaires USPO sur les sujets des tableaux ci-dessous, comme précédemment sur la ROSP télé mise à jour des cartes vitale ou les bilans partagés de médication.

Consulter la circulaire 2017-116 Calendrier détaillé de l’avenant n11 publié au JO avec le nouvel arrêté de marge

Vidéo sur le changement de rémunération

Visionnez ICI les trois vidéos de 3 mn sur le changement de rémunération