Vente de Médicaments sur Internet

 

L’USPO a rencontré le mardi 20 novembre 2012  le Cabinet de la Ministre de la Santé et lui a demandé de prendre une position ferme et rapide contre la vente des médicaments sur Internet, pour plusieurs raisons :

Ø  L’offre pharmaceutique de proximité en France sans aucune défaillance territoriale, couplée à l’amplitude d’ouverture des officines, y compris les dimanches et jours fériés, permet à l’ensemble de la population d’accéder aux médicaments dans des conditions optimales. Pour les personnes qui ne peuvent pas se déplacer, le Code de la Santé Publique prévoit la possibilité de portage à domicile par les officines.

 

Ø  L’attractivité d’Internet porte principalement sur le contournement de la prescription médicale obligatoire afin d’obtenir en toute illégalité les médicaments qui consistent à améliorer tous les types de performance, le dopage, l’amincissement et le détournement de certains médicaments à usage vétérinaire.

 

Ø  Les médicaments conseils, sans prescription, ne doivent être utilisés que pour une courte durée de moins d’une semaine, ce qui est incompatible avec les délais d’acheminement et les frais de port pratiqués par la vente par Internet.

 

Ø  Le conseil pharmaceutique personnalisé permettant d’évaluer la situation de chaque patient en fonction de son historique et des traitements associés est limité voire impossible via internet.

 

Ø  Plus de la moitié des médicaments qui circulent sur Internet sont contrefaits. La  présence de pharmacies sur la toile donnera un faux sentiment de sécurité et renforcera l’activité criminelle sans aucun contrôle efficace sur la contrefaçon et sur la qualité réelle de chaque site.

 

Ø  Les pouvoirs publics qui dénoncent la surconsommation de médicaments en France ne peuvent pas faciliter cette nouvelle activité inutile et dangereuse.

 

Ø  Les pouvoirs publics, avec les pharmaciens, doivent renforcer le bon usage, le parcours de soins pour les médicaments de premier recours et en aucun cas un parcours de consommation.

 

La santé n’est pas un commerce.

 

Nous demandons un arbitrage de la Ministre de la Santé dans les plus brefs délais et demandons à nos adhérents d’alerter l’ensemble de leurs élus sur un risque majeur pour la santé publique.

 

Gilles Bonnefond

Président

Publication 30 novembre 2012 par USPO