A l’heure de la préparation de la feuille de route pour le PLFSS 2011, l’Union syndicale des pharmaciens d’officine (USPO) en appelle à votre soutien.
La situation des pharmaciens d’officine se dégrade rapidement et leur économie générale se trouve complètement fragilisée. Des officines ferment, d’autres sont au bord du dépôt de bilan.
En discussion avec les autorités sanitaires depuis plusieurs mois pour remédier à cette situation, l’USPO a mis sur la table des négociations des propositions concrètes indispensables au redressement de l’économie officinale et à sa pérennité :
300 millions de revalorisation de marge sur l’exercice en cours au bénéfice de toutes les pharmacies.
L’arrêt des conditionnements trimestriels qui déstabilisent les officines : ces grands conditionnements ne sont plus adaptés au contexte économique, ni à l’esprit de la loi HPST.
Ils sont particulièrement dangereux pour la pharmacie rurale et le maintien du maillage officinal.
Le prolongement pour 1 an supplémentaire de l’expérimentation EHPAD (Etablissement hospitalier pour personnes âgées dépendantes) avec le pharmacien référent. Cette dernière doit être réalisée avec un retour à la facturation individuelle par la carte vitale et avec la suppression de l’article de loi qui favorise la création des pharmacies à usage intérieur (P.U.I.) et exclut de fait le recours à un pharmacien référent.
Le démarrage des sites pilotes dès cette année pour la coordination des soins avec le pharmacien correspondant et la rémunération des nouvelles missions prévues par la loi HPST. Les dispositions ouvertes par la loi doivent s’accompagner d’une meilleure organisation de la sortie hospitalière dans le respect du choix du patient et favoriser les opérations de dépistage et de prévention avec les pharmaciens d’officine.
L’optimisation des outils réglementaires et fiscaux pour les pharmaciens qui souhaitent s’engager dans les regroupements d’officine.
La profession n’attend pas un simple « pack de survie », nous avons besoin d’un vrai projet professionnel d’avenir et des moyens financiers adaptés à ses missions pour répondre aux nouvelles attentes des patients.
L’urgence liée à notre situation est incontestable et la profession ne doit pas être méprisée.
Nous allons immédiatement demander un rendez vous avec Madame Bachelot-Narquin.
L’USPO en appelle au soutien de tous et à un engagement sur le terrain.
Objectif : obtenir rapidement un arbitrage favorable au monde officinal sans tomber dans les inutiles surenchères syndicales.
Gilles Bonnefond
Président délégué de l’USPO
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