Les syndicats médicaux libéraux viennent de dénoncer, une nouvelle fois, le fait que de nombreuses prescriptions de médicaments, de transports sanitaires ou d’arrêts de travail faites dans les hôpitaux publics ou dans les hôpitaux privés participant au service public soient imputées sur l’enveloppe des dépenses d’assurance maladie des médecins de ville. Une situation qui, selon eux, fait porter aux praticiens libéraux le poids de dépenses dont ils ne sont pas responsables et ampute ainsi les marges de manœuvres financières dont ils peuvent bénéficier pour obtenir des revalorisations d’honoraires.
Ce transfert de dépenses prescrites à l’hôpital vers la médecine de ville est mis en évidence dans une étude de la Caisse nationale d’assurance maladie, dévoilée par « le Quotidien du médecin » de ce mardi et dont Egora a obtenu copie. Selon ce document, les ordonnances hospitalières exécutées en ville représenteraient 23 % des prescriptions médicamenteuses imputées aux médecins libéraux. De même, 66% des dépenses de transports sanitaires imputées aux praticiens libéraux seraient, en fait, prescrites par des hospitaliers. Ce phénomène ne fait, semble-t-il, que s’accélérer : ces transferts ont accusé une hausse de 11 % au premier semestre 2006 par rapport au premier semestre 2005. La Confédération des syndicats médicaux français (Csmf) demande que ces prescriptions « sur lesquelles les médecins libéraux ne portent aucune responsabilité » soient au moins individualisées dans l’objectif des dépenses des soins de ville. Le Syndicat des médecins libéraux (SML) exige, pour sa part que l’on corrige cette « énormité ».
egora
réagir
réagir
réagir
réagir
réagir