Les médecins en activité en France n’ont jamais été aussi nombreux (207.277) mais ils sont mal répartis géographiquement et beaucoup partiront bientôt à la retraite, selon le rapport annuel du Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom) rendu public lundi.
Au 1er janvier 2006, l’Ordre a recensé 207.277 médecins en activité en France métropolitaine, soit une progression de 0,7% par rapport à début 2005, selon ce rapport dont fait état son Bulletin mensuel d’octobre.
"Ces chiffres sont toujours en légère progression par rapport aux années précédentes", note l’Ordre, mais ce léger mieux est surtout dû au "recrutement en nombre important de médecins à diplôme étranger obtenu notamment hors de l’Union européenne" .
De plus, "les difficultés en relation (...) avec la démographie restent importantes", note le Conseil de l’Ordre, en insistant sur la "disparité de répartition géographique des médecins".
Les régions "les moins bien dotées en médecins" sont la Picardie (243 pour 100.000 habitants), la Haute-Normandie (253) et le Centre (255), tandis qu’à l’opposé, l’Ile-de-France (388) et Provence-Alpes-Côte-d’Azur (381) sont "les mieux dotées".
Avec un âge moyen des médecins de 48,3 ans, les prévisions du Conseil de l’Ordre ne sont pas très optimistes sur la démographie médicale des prochaines années, compte-tenu des nombreux départs à la retraite qui ne seront pas remplacés.
Avec un numerus clausus (nombre d’étudiants admis en études de médecine chaque années) fixé à 7.000, comme l’a annoncé le ministre de la Santé en janvier 2006, la densité médicale baisserait d’une moyenne de 339 médecins pour 100.000 habitants en 2006, à 332 en 2010, puis chuterait sous les 280 à l’horizon 2025.
Si le numerus clausus passe à 8.000 médecins formés chaque année, comme le demande le Cnom, la densité médicale ne descendrait qu’à 310 médecins pour 100.000 habitants en 2025.
AFP
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