NACO : des prescriptions inappropriées selon une étude de l’Assurance maladie

 

L'Assurance maladie a réalisé une étude les caractéristiques des patients traités par NACO (nouveaux anti-coagulants oraux) et leur prise en charge médicale.

Cette étude montre « une forte dynamique des prescriptions » des NACO. Si plus d’1 millionde patients sont traités par AVK contre 265 000 pour les NACO), « on constate actuellement un large recours à ces nouveaux médicaments en initiation de traitement », observe l'Assurance maladie.

De plus, près de 100 000 patients ont eu leur traitement par AVK changé en traitement par NACO.

L'étude révèle aussi qu'au dernier trimestre 2012, entre 5 et 10 % des prescriptions de NACO correspondent à des indications non validées.

De plus, une part des patients sous NACO prend de façon concomitante des médicaments majorant le risque hémorragique : 15 % des patients suivent en parallèle un traitement par anti-agrégants plaquettaires, 21% un traitement à l’amiodarone, molécule indiquée dans l’arythmie cardiaque. « Dans ces situations, seule la prescription d’AVK permet une mesure précise du degré d’anticoagulation obtenu et de disposer d’un antidote si nécessaire », rappelle l'Assurance maladie. 
 
Pour l'Assurance maladie, une vigilance accrue est nécessaire. Dès ce mois de novembre, ses médecins-conseils vont visiter les cardiologues libéraux. Et en 2014, des actions
seront mises en place à destination des médecins hospitaliers.
 
Publication 4 décembre 2013 par USPO