La mauvaise observance coûte 9,3 milliards d’euros par an

C’est le chiffre révélé par l’étude de IMS Health et du CRIP (Cercle de réflexion de l’industrie pharmaceutique). 

L’étude réalisée auprès de 170 000 patients suivis dans 6 400 pharmacies, porte sur 6 pathologies : asthme, diabète de type 2, insuffisance cardiaque, hypertension artérielle, hypercholestérolémie, ostéoporose. Elle montre que le taux d’observance est de l’ordre de 40 % en France. Un taux bien plus faible pour l’asthme (13 %), l’insuffisance cardiaque (36 %) et le diabète de type 2 (37 %). 

Pour calculer le coût d’une mauvaise observance des traitements de ces pathologies, l’étude s’appuie sur le coût unitaire moyen de prise en charge des complications par pathologie, multiplié par le nombre de patients atteints. Il s’élève au total à 9,3 milliards d’euros par an. Les complications liées à l’hypertension artérielle représentent 4,4 milliards d’euros, celles liées à l’insuffisance cardiaque 1,5 md € et celles du diabète de type 2 atteignent 1,4 md €.

IMS Health et le CRIP propose 6 leviers d’amélioration de l’observance comme déclarer l’observance « grande cause nationale », une meilleure formation des professionnels de santé à la communication sur les traitements, ou bien encore la mise en place d’une rémunération sur objectifs de santé publique (ROSP) intégrant des taux d’observance par patient.

Lire l’étude IMS Health et CRIP

 

Publication 12 novembre 2014 par USPO