Crise de la pilule : une diversification des modes de contraception

Le ministère de la Santé a présenté mardi 13 mai 2014 les résultats de l’enquête Fécond 2013 réalisée par l’INED et l’INSERM. Cette étude confirme que la controverse importante sur les pilules de 3e et 4e générations a contribué à une diversification des modes de contraception.

Une femme sur cinq a ainsi récemment changé de contraception. Le recours à la pilule est passé de 50 % à 41 % entre 2010 et 2013. Cette baisse de consommation a conduit les femmes à s’orienter vers d’autres méthodes de contraception comme le stérilet (+ 1,9 point), le préservatif (+ 3,2 points) et d’autres méthodes comme les dates (rapports en dehors des périodes de fécondabilité) ou le retrait (+ 3,4 points).

Dans le même temps, on observe une recomposition des inégalités sociales. « Plus largement, tandis que les femmes n’ayant pas de difficultés financières ont opéré un transfert partiel des nouvelles pilules vers les contraceptifs oraux plus anciens, celles dans une situation financière difficile se sont en partie tournées vers les méthodes dites naturelles », notent les auteurs qui ont analysé les résultats de l’enquête Fécond 2013.

Population & Sociétés Crise de la pilule en France

Publication 13 mai 2014 par USPO