Consommation d’antibiotiques : un rapport de l’ANSM met en évidence le rôle des prescripteurs

 

Gâchis, mésusage… Quelle est la véritable consommation d'antibiotiques en France ? Un rapport de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) fait le point.

Entre 2002 et 2012, la consommation d’antibiotiques a baissé de 9 %, mais a augmenté de 3 % les cinq dernières années.
 
En volume, 90 % de la consommation d’antibiotiques se fait dans le secteur  de ville et 10 % à l’hôpital. Selon le rapport, « l’exposition aux antibiotiques est élevée à l’hôpital où environ 4 patients hospitalisés sur 10 reçoivent, un jour donné, une dose d’antibiotique ».
 
 En ville, 70 % des prescriptions d’antibiotiques sont réalisées par un médecin généraliste, dont 11 % ont pour origine une prescription hospitalière. Cette part augmente chaque année. 
 
Les disparités régionales de consommation sont fortes : près de 30 % d'écart entre la région dont la consommation de ville est la plus élevée et celle qui est la plus faible.
 
La consommation moyenne française est supérieure de 30 % à la moyenne européenne, mais selon le rapport « les données comparatives doivent être interprétées avec prudence ».
 
« Il est indispensable que les prescripteurs établissent toujours une distinction entre les antibiotiques de première ligne et les antibiotiques de recours qui, encore plus que les autres antibiotiques, doivent être considérés comme une ressource rare dont l’utilisation doit être limitée à des cas pleinement justifiés », conclut le rapport.
 

 
 
 
 
Publication 29 octobre 2013 par USPO