Cinq enseignements de publications scientifiques étrangères avant l’introduction des bilans de médication en France

 

  • La nouvelle mission des pharmaciens d’officine préférée des patients
  • Une efficience médico économique peu démontrée et dépendante de la coordination avec les médecins généralistes
  • L’amélioration mieux démontrée de la connaissance des patients et de leur adhésion aux traitements
  • Un effet vertueux d’entrainement pour proposer à certains patients d’autres modalités d’accompagnement
  • Un potentiel inabouti pour améliorer les pratiques avec la médecine générale […]

 

  • Quelques différences entre les programmes de bilans de médication cités dans les pages suivantes
Home Medicines Review (H.M.R) Australie Depuis 2001, HMR est réalisé au domicile du patient par un pharmacien accrédité suite au consentement du patient au GP

-participation au Medication Management Plan en identifiant des problèmes tout en proposant un plan d’actions (responsable, résultats attendus, accord du patient). – rapport transmis au GP et à la pharmacie dispensatrice.

-rémunération d’environ 250 dollars australiens (=160 €) au pharmacien accrédité.

Medicines Use Review (M.U.R) Angleterre Advanced services » créés par le NHS en 2005

– 4 cibles sur des critères de risques et non d’âge : médicaments à hauts risques, sorties d’hôpital avec changements de traitement, pathologies respiratoires, pathologies cardiovasculaires + 4 médicaments au moins

-2 millions de M.U.R. en 2011/2012 puis stabilité entre 3 et 3,3 millions de MUR par an depuis 2012 [1]

– MUR déjà effectués par 99,4 % des pharmacies

-rémunération de 28 livres (31 euros) par M.U.R avec une limitation de 400 M.U.R par pharmacie par an

MedsCheck Ontario -Premier service rémunéré non lié à la dispensation, existant depuis 2007

– critères d’inclusion larges (> 3 médicaments chroniques) sans barrières d’âge[2].

– rémunération avec une amorce incitative (forfait de 950 CAN$ par pharmacie) et par entretien annuel face au patient (50 CAN $). 1 CAN$=0,7 EUR

– complété à partir de 2010 en ciblant des populations/pathologies : diabète, patients à domicile, résidants en foyer de soins de longue durée.

Polymedication Check (P.M.C) Suisse -Depuis 2010 pour les patients avec 4 médicaments prescrits depuis au moins trois mois

-jusqu’à deux  fois par an avec un intervalle d’au moins 6 mois

– possibilité d’associer des semainiers pendant douze semaines minimum

-rémunération de 42 euros 

I-M.U.R Italie Dédié seulement aux patients asthmatiques

-« Premier service cognitif » depuis 2010 dans les pharmacies en Italie rémunéré 40 euros

-formation des pharmaciens pour identifier les « pharmaceutical care issues » (PCIs) qui peuvent impacter l’optimisation des traitements, le contrôle de l’asthme ou fournir des conseils aux patients, ou des recommandations au GP.

 

1- La nouvelle mission des pharmaciens d’officine préférée des patients

  • Une démarche généralisée en Angleterre avec tous les mois, entre 9 000 à 10 000 pharmacies effectuent des M.U.R. (sur un total de 11 688 pharmacies)[3].

Trois millions de bilans de médication  « Medicines Use Review » (M.U.R.) par an soit quatre fois plus que d’entretiens pharmaceutiques « New Medicines Service » (N.M.S.)

entretien pharmaceutique sous 28 jours après initiation de traitement au long cours de cinq classes thérapeutiques (diabète type 2, asthme, BPCO, hypertension, anticoagulant/antiplaquettaire)

  Source : http://psnc.org.uk/funding-and-statistics/nhs-statistics/mur-statistics/

  • Dès lors qu’il n’y pas de critère d’âge comme en Ontario (Medscheck), les bilans de médication sont aussi nombreux entre les patients de moins de 66 ans versus plus de 66 ans. 1 habitant sur 9 avait réalisé un MedsCheck en six ans. La majorité d’entre eux (63.9%) n’en avaient fait qu’un seul en six ans (2 bilans en 6 ans pour 23.5 %, 3 pour 8.4 %, 4 pour 3,0 %)[4]..
  • Suite à la progression inattendue du nombre de bilans de médication, la régulation des pouvoirs publics est intervenue :
    • Par les critères d’inclusion: depuis 2015, le bilan de médication du NHS (MUR) est centré sur les hauts risques (anticoagulants, diurétiques, AINS, sorties d’hôpital, BPCO et cardiovasculaires). Dans Medscheck Australia[5] le patient est éligible soit avec 5 médicaments chroniques soit en cas d’« évènement médical significatif » défini comme un évènement récent ou un nouveau diagnostic ayant le potentiel d’avoir un impact sur l’adhésion ou la connaissance du traitement. Cette réponse aux risques identifiés a par ailleurs eu un effet « tremplin » pour d’autres services pharmaceutiques (voir partie 4-).
    • En plafonnant leur nombre par pharmacie: suite à leur croissance de 17 % par an entre 2001 et 2011 en Australie, le nombre de bilans de médication à domicile (H.M.R) est capé à 2 par mois par pharmacie avec un intervalle de deux ans minimum par patient. Le plafonnement est de 400 M.U.R par an par pharmacie en Angleterre. « Medicines reviews save lives and money, so why are they capped ? » s’interrogent deux universitaires australiens[6].

 

2 – Une efficience médico économique peu démontrée et dépendante de la coordination avec les médecins généralistes

Il n’y a pas d’améliorations significatives démontrées sur les primary outcomes… (hospitalisation, mortalité)

  • Il n’y a pas d’effets significatifs sur les causes d’hospitalisation et les causes de décès des personnes âgées[7].
  • Les coûts d’hospitalisation, de médication et les autres ressources sont similaires avec ou sans bilan de médication, selon une autre méta analyse[8]
  • Le nombre et les causes d’hospitalisation ne sont pas des indicateurs suffisamment sensibles pour évaluer l’impact des bilans de médication par les pharmaciens[9].
  • Les auteurs d’une méta analyse (2016) concluent que les pharmaciens peuvent améliorer la pertinence de la prescription aux personnes âgées, mais que pour l’instant, le niveau de démonstration est bas[10].

… sauf dans des contextes intégrés… :

  • Retour de 2.38 euros par euro investi[11] dans la vérification[12] des prescriptions potentiellement inappropriées à des patients catalans de plus de 70 ans avec une prescription de plus de 8 lignes[13].
  • Baisse de 45 % du risque d’hospitalisation et de l’hospitalisation à 12 mois (5.5 % vs 12 %) pour les patients de plus de 65 ans (prescription de bisoprolol, carvedilol, ou metoprolol + indication d’insuffisance cardiaque) dont les recommandations du pharmacien accrédité (bilan de médication à domicile en Australie – H.M.R.) ont été pris en compte par le médecin[14].
  • Dans une autre étude[15] sur H.M.R, la prescription est optimisée en utilisant un score basé sur 10 questions par traitement (Medication Appropriateness Index[16]).
  • Baisse moyenne de 23.60 USD par résident par mois dans le groupe avec des recommandations envoyées aux médecins, dont une baisse moyenne de 35.55 USD quand le changement de traitement est issu des recommandations[17].
  • Dans une expérimentation[18] préalable (2002) à l’intégration des M.U.R dans les services du N.H.S., et avec des patients recrutés par quatre médecins de Leeds, les économies générées par les changements de médication (moindre progression des dépenses de £61,75) couvraient plus que le coût du bilan pharmaceutique.
  • Dans le cadre d’un H.M.O, les pharmacies reçoivent une alerte pour intervenir dès les nouvelles prescriptions de médications ciblées pour des patients de plus de 65 ans. Médecins et pharmaciens collaborent sur la base de guidelines pré établis. La dispensation des médications ciblées a été réduite pour amitryptiline (P<0.001) et diazepam (P=0.02)[19].

… qui évitent notamment le risque de doublon

  • 70 % des patients asthmatiques ayant bénéficié d’un U.R sur l’ile de Wight ont également eu recours à un asthma review par les médecins généralistes[20] dans la même année. Selon les auteurs, les perceptions négatives de la valeur de M.U.R par les médecins généralistes peuvent résulter de leur non mise en œuvre pour modifier les traitements, ce qui réduit leur cout-efficacité.

 

3- L’ amélioration mieux démontrée de la connaissance des patients et de leur adhésion aux traitements

– Les scores moyens mesurés pendant les M.U.R (connaissance perçue par les patients et adhésion) ont progressé en Nouvelle Zélande[21] 

– dans une étude anglaise du programme F.O.M.M[22], l’écart d’adhésion mesuré par le questionnaire de Morisky est significatif entre les deux groupes

– l’écart d’adhésion évalué en Suisse[23]est peu significatif, mais avec un taux très élevé dans les deux groupes (MPR intervention= 88,3 %, MPR control group = 87.5%). L’adhésion subjective déclarée par le patient a augmenté de 5 points.

– l’adhésion a progressé de 35,4 % trois mois après intervention (I-MUR) et de 40 % après 6 mois (p<0.01)[24].

  • L’effet « bilan de médication » sur l’adhésion aux traitements est plus fort notamment lors d’un changement de médication, les traitements sous hypertension et suite à une hospitalisation récente
Progression plus forte de l’adhésion   changement de médication, hypertension, hospitalisation récente[25] , pharmacie organisée en chaîne[26], avec des marqueurs cliniques de pression artérielle ou LDL cholésterol[27]
Progression moins forte  ruralité, pharmacie indépendante, moindre médication et meilleure santé du patient[28]

 

 

4- Un effet vertueux d’entrainement pour proposer à certains patients d’autres modalités d’accompagnement

Un slogan évocateur est mis en œuvre par différents services cités dans le tableau ci-dessous : « Medscheck may identify the need for other professional pharmacy services[29].

Pays/province Nom du programme de bilan de médication Prestations pouvant être associées ou incluses
Ontario -MedsCheck au domicile[30]

 

-MedsCheck en maison de retraite[31]

Diabetes MedsCheck[32]

– « ménage de l’armoire à pharmacie » au domicile des patients (150 $CAN[33] par an)

– examen trimestriel des médicaments (90 $CAN pour l’examen initial + 50 $CAN par examen trimestriel)

-« consultation de suivi MedsCheck  pour les personnes diabétiques si, au moment de l’examen initial des médicaments, il est établi qu’un suivi et une surveillance seront utiles au patient » (75 $CAN pour examen initial + 25 $CAN par suivi)

Suisse Polymedication Check (P.M.C) Semainier pour trois mois minimum ou visite à domicile pour « l’évaluation complète du self-management du patient »
Australie Diabetes MedsCheck[34] Diabetes MedsCheck pour les patients n’ayant pas d’accès à un programme d’éducation et ayant un diagnostic du diabète de type 2 depuis moins d’un an
Angleterre

 

Four Or More Medicines (F.O.M.M) [35] la réduction significative de la prévention des chutes est démontrée en complément d’amélioration de l’adhésion aux traitements et des prescriptions inappropriées[36].
Australie Home Medicines Review (H.M.R) Intégration au cycle annuel de soins pour les patients chroniques[37] en proposant un plan d’actions dont le rapport est transmis au médecin généraliste.

 

En Australie, le bilan de médication au domicile du patient (H.M.R) place le pharmacien en meilleur situation pour proposer un plan d’actions pour chacun des problèmes identifiés : fixation d’un responsable, de résultats attendus et de la mention de l’accord du patient. Ce rapport est transmis au médecin généraliste et à la pharmacie dispensatrice. La rémunération au pharmacien accrédité est la plus importante relevée dans les programmes de bilan de médication (250 dollars australiens soit 160 €).

Une expérience en Ontario a même démontré qu’il était possible d’utiliser MedsChek comme un point de départ pour des interventions en faveur de la réduction du risque cardiovasculaire. Pour les auteurs, “Importantly, we also showed how MedsCheck reviews could be the springboard (=templin) for pharmacist intervention programs[38].

 

5- Un potentiel inabouti pour améliorer les pratiques de médecine générale

Les bilans de médication demeurent une cause de tension entre médecins et pharmaciens y compris en Angleterre :

« GPs said that pharmacists’ emphasis on recommending changes to treatment was mainly unhelpful because it was being done without knowledge of the patient’s history or access to records. They wanted MUR’s to focus on adherence and reducing waste.”[39]

Dès lors qu’elles sont acceptées par les médecins, les propositions de modification des traitements sont pourtant utiles aux patients :

  • Dans un étude sur 440 recommandations de pharmaciens à 16 médecins généralistes écossais[40], le risque d’avoir un effet indésirable a été significativement réduit lorsque la recommandation d’arrêter ou de modifier le médicament à haut risque a été suivie par rapport au rejet de la recommandation du pharmacien et le maintien du médicament à haut risque (p <0,001).
  • Dans une étude anglaise[41] sur 661 patients en maison de retraite, le nombre moyen de changements en 6 mois est de 3,1 médicaments suite à un bilan de médication contre 2,4 sans bilan de médication (P <0.0001). Pour ces deux groupes, la différence n’est pas significative sur le nombre de consultations du médecin généraliste par les patients. En revanche, le nombre de chutes est significativement inférieur avec le bilan de médication (0,8 contre 1,3 chutes par patient en 6 mois, P> 0.0001).
  • En Italie, I-MUR  ne créé pas de différences significatives du nombre de lignes prescrites à 3 et 6 mois pour les patients asthmatiques (diminution de 5 à 4 lignes dans les deux groupes). Mais la probabilité que l’intervention soit plus coût-efficace que les soins usuels est de 100 % à 9 mois[42].
  • Une enquête qualitative intitulée « Medicines use reviews: a potential resource or lost opportunity for general practice? »[43] évalue l’utilité des M.U.R. pour les GP. Les auteurs soulignent notamment :
    • Si les patients reportent des points de vue positifs sur les M.U.R, il y a peu d’éléments démontrant que médecins généralistes et pharmaciens travaillent en partenariat et utilisent au mieux ce service en inter professionnalité. Il y a peu de feedback par le médecin traitant anglais (GP) suite à une notification du pharmacien. Selon les auteurs, la déférence au statut professionnel des GP et la perception des pharmaciens que le service M.U.R est méprisé par les GP limite la pleine utilité du service. Comme celles précédentes sur le même sujet, cette étude publiée en 2013 conclut que les M.U.R. n’ont pour l’instant pas contribué à améliorer significativement les relations médecins/pharmaciens.

 

Quelques méthodes permettent d’augmenter la conviction des médecins :

  • L’amélioration du ciblage des patients est citée par les médecins généralistes dans le cadre de la nécessaire structuration des échanges entre les deux professions, notamment pour éviter les doublons ci-dessus. Le bilan de médication aux personnes âgées doit se centrer sur les populations à risques plutôt que sur les personnes âgées en général[44].
  • L’inclusion de recommandations sur des schémas thérapeutiques alternatifs ou des interventions non pharmaceutiques appropriées sont des compléments au jugement clinique d’un médecin. Cette stratégie est un moyen efficace démontré de changement du comportement du prescripteur et d’amélioration de la pertinence des soins aux patients[45].
  • L’intégration[46] par les prescripteurs des recommandations motivées des pharmaciens est plus forte dès lors que ce dernier est intervenu en maison de retraite ou au domicile des patients (tableau ci-dessous).

Intégration par les prescripteurs des recommandations motivées des pharmaciens suite à un bilan de médication

75,6 % (565/747) des recommandations des pharmaciens acceptées par les médecins généralistes dans une maison de retraite anglaise[47], dont 76,6% (433/565) mises en œuvre
56 % des recommandations de pharmaciens anglais activées par les médecins généralistes[48]
54,4 % des recommandations de pharmaciens australiens mises en œuvre par les médecins généralistes, dont 23,3 % précisément comme décrites dans le bilan de médication dont 70,9% des actions eurent un effet positif, 15,7 % aucun effet, 3,7 % un effet négatif.[49]
49 % des recommandations[50] des pharmaciens acceptées par les GP écossais en faveur de patients pré identifiés avec au moins un médicament prescrit chronique à haut risques[51]

 

Dans une ville australienne de 30 000 habitants, les recommandations des pharmaciens suite aux Home Medicines Reviews ont modifié la médication prescrite pour 84 % de patients (aucun changement pour 16 % des patients, tableau ci-dessous).

 

Impact des Home Medicines Reviews sur les changements de médication prescrit par le GP (Australie, n=100)

1 changement 33 %
2 changements 37 %
3 changements 14 %
aucun 16 %

Source : « Home Medicines Reviews do they change prescribing and patient/pharmacist acceptance ?”, J. Quirke, Australian Family Physician vol 35, 4 avril 2006.

  • Une étude australienne[52] conceptualise un modèle de collaboration interprofessionnelle réussie entre médecins généralistes et pharmaciens pour améliorer l’adhésion aux traitements. L’analyse de groupes de discussion des deux professions souligne six facilitateurs d’une collaboration permettant d’identifier et d’améliorer l’adhésion : la proximité géographique, la perception réciproque de crédibilité, les perspectives partagées, une communication face-à-face ou à défaut électronique, régulière, proactive.

 

De nouveaux sujets de recherche sont cités dans les publications mentionnées pour utiliser au maximum le potentiel des bilans de médication :

– Comment un ciblage supplémentaire initié par le médecin ou l’infirmière[53] pourrait orienter des patients vers un soutien complémentaire et surveiller l’état du patient entre deux visites ? Quel outil/protocole pour l’instant inexistant[54] pourrait permettre d’identifier les patients qui nécessiteraient le plus de ce service ?

– Comment (dans le contexte anglais) les médecins généralistes pourraient gagner du temps en évitant les préoccupations mineures concernant les médicaments prescrits pour discuter avec le pharmacien sur les situations des patients entre les consultations ?

– Comment les bilans de médication peuvent compléter les examens des médicaments basés sur la pratique de médecine générale ?

– Comment les pharmaciens d’officine peuvent mieux organiser les ressources nécessaires[55] pour fournir des M.U.R et travailler avec les autres professions de santé pour établir un rapport mutuel et de confiance si les patients doivent capitaliser sur les avantages potentiels offerts par ce service ?

– Comment établir avec les pouvoirs publics une complémentarité entre les rémunérations à la performance des médecins généralistes et celles des pharmaciens sur un objectif de santé publique basé sur la totalité des traitements ?

 

Remarques et commentaires bienvenus : carlier@uspo.fr

 

[1] http://psnc.org.uk/funding-and-statistics/nhs-statistics/mur-statistics/

[2] Sur les critères d’inclusion des programmes au Canada selon les provinces : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3908618/table/table1-1715163513514006/

[3] Source : NHS England http://psnc.org.uk/funding-and-statistics/nhs-statistics/mur-statistics

[4] P. Pechlivanoglou, “ Factors affecting the delivery of community pharmacist-led medication reviews: evidence from the MedsCheck annual service in Ontario” BMC health serv res. 2016, 16:666

[5] Description de Medscheck Australia : http://6cpa.com.au/medication-management-programs/medscheck-diabetes-medscheck/

[6] http://theconversation.com/medicine-reviews-save-lives-and-money-so-why-are-they-capped-23315

[7] J.A Desborough, « Does pharmacist-led medication review help to reduce hospital admissions and deaths in older people ? A systematic review and meta-analysis”, British Journal of Clinical Pharmacology 65 (3): 303-316.

[8] ZW. Loh, MH. Cheen, HL. Wee, “Humanistic and economic outcomes of pharmacist-provided medication review in the community dwelling elederly : a systematic review and meta-analysis”, J Clin Pharm Ther. 2016 Dec;41(6):621-633.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27696540

[9] L Krska, “Is hospitalization admission a sufficiently sensitive outcome measure for evaluating medication review services ? a descriptive analysis of admissions within a randomized controlled trial ?”, International Journal of pharmacy Pratice 15 5é) : 85-91.

[10] D.O. Riordan, K. A. Walsh, R. Galvin, C. Sinott, P.M Kearney, S. Byrne « The effect of pharmacist-led interventions in optimising prescribing in older adults in primary care : a systematic review »,  : SAGE Open Med. 2016; 4:

[11] Hypothèse de travail de 30 minutes pour le pharmacien et 20 minutes pour le médecin

[12] Analyse du pharmacien, recommandations au prescripteur puis discussion face-à-face médecin/pharmacien selon un algorithme de décision (STOPP/START).

[13] Campins L. et al “Reduction of pharmaceutical expenditure by a drug appropriateness intervention in polymedicated elderly subjects in Catalonia (Spain)”. Gac Sanit. 2017.

[14] E. Roughead, “The effectiveness of Collaborative Medicine Reviews in Delaying Time to Next Hospitalization for Patients with Heart Failure in the Pratice setting” American Heart Association, 9 juillet 2009.

[15]Retrospective evaluation of home medicines review by pharmacists in older Australian patients using the medication appropriateness index”, Castelino RL1, Bajorek BV, Chen TF., Ann Pharmacother. 2010 Dec;44(12):1922-9.

[16]https://www.researchgate.net/profile/Olaf_Rose/publication/303766529/figure/fig7/AS:372579459190789@1465841273358/Table-1-The-10-Items-of-the-Medication-Appropriateness-Index-36-and-its-weighting.png

[17] « Pharmacist response to alerts generated from Medicaid pharmacy claims in a long-term car setting : results from the North Carolina polypharmacy initiative”. JMCP. 2005 ; 11 (7): 57583.

[18] A.G Zermansky “Clinical medication review by a pharmacist of patients on repeat prescriptions in general practice : a randomized contolled trial”, Health Technology Assesment 6 (20) : 1-86. https://www.journalslibrary.nihr.ac.uk/hta/hta6200#/abstract

[19] Raebel M, Charles J, Dugan J, Carroll NM, Korner EJ, Brand DW, Magid DJ., “Randomized trial to improve prescribing safety in ambulatory elderly patients” J Am Geriatr Soc. 2007 Jul;55(7):977-85

[20] Pr David Wright, “A rapid review of evidence regarding clinical services commissioned from community pharmacies”, septembre 2016

[21] Hatah E, Tordoff J, Duffull SB, Cameron C, Braund « Retrospective examination of selected outcomes of Medicines Use Review (MUR) services in New Zealand”, R. Int J Clin Pharm. 2014 Jun;36(3):503-12.

[22] M.J. Twigg, D. Wright, G.R. Barton, T. Thotnley, C. Kerr “The four or more medicines (FO.M.M) support service: results from an evaluation of a new community pharmacy service aimed at over-65s”,  Int J Pharm Pract. 2015 Dec; 23(6): 407–414

 ttps://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4682463/

[23] Messerli M, Blozik E, Vriends N, Hersebrger KE, “Impact of a community pharmacist-led medication review on medicines use in patients on polypharmacy–a prospective randomised controlled trial”, BMC Health Serv Res 2016 Apr 23;16:145.

[24] A. Manfrin, M. Tinelli, T. Thomas, J. Kska, “ A cluster randomized control trial to evaluate the effectiveness and cost-effectiveness of the Italian medicines use review (I-MUR) for asthma patients”, BMC Health services Research 2017 17:300.

[25] P. Pechlivanoglou, “ Factors affecting the delivery of community pharmacist-led medication reviews: evidence from the MedsCheck annual service in Ontario” BMC health serv res. 2016, 16:666

[26]Determinants of the uptake of medicines use reviews (MURs) by community pharmacies in England: a multi-method study.” Health Policy. 2008 Dec;88(2-3):258-68

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18468713

[27] David O Riordan, Kieran A Walsh, Rose Galvin, Carol Sinnott, Patricia M Kearney, and Stephen Byrne, “The effect of pharmacist-led interventions in optimising prescribing in older adults in primary care: A systematic review” SAGE Open Med. 2016; 4: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4910534/

[28] P. Pechlivanoglou “ Factors affecting the delivery of community pharmacist-led medication reviews: evidence from the MedsCheck annual service in Ontario” BMC health serv res. 2016, 16:666

[29]Guidelines for pharmacists providing medicines use review (MedsCheck) and diabetes medication management (Diabetes MedsCheck) services”, Pharmaceutical Society Of Australia, V1,0, juillet 2012, page 6.

[30] Pour une présentation en français : http://www.health.gov.on.ca/fr/pro/programs/drugs/medscheck/medscheck_home.aspx

[31] http://www.health.gov.on.ca/fr/pro/programs/drugs/medscheck/ltc_residents.aspx

[32] http://www.health.gov.on.ca/fr/pro/programs/drugs/medscheck/medscheck_diabetes.aspx

[33] 1 $CAN= 0.678 EUR le 16/10/2017

[34] Description du service Diabetes MedsCheck : http://6cpa.com.au/medication-management-programs/medscheck-diabetes-medscheck/

[35]Four or more medicines” pour les patients de plus de 65 ans est un programme effectué entre septembre 2012 et juin 2013 dans des chaines de pharmacies anglaises.

[36] M. J. Twigg, “The four or more medicines (FOMM) support service: results from an evaluation of a new community pharmacy service aimed at over-65s”, IJPP, 6 April 2015

[37] Page 3 : http://www.medscope.com.au/documents/GPHMRInforPackBrief.pdf

[38]Real-world application of MedsCheck opportunities, the Costco pharmacists intervention trial for reduction of cardiovascular risk” Joseph Hanna, BScPhm, CDE, CGP, RPhcorresponding author, Can Pharm J (Ott). 2013 Nov; 146(6): 325–328

[39] International Journal of Pharmacy Practice 2007 ;15 :B20-21.

[40] Morrison C, MacRae Y, “Promoting Safer Use of High-Risk Pharmacotherapy: Impact of Pharmacist-Led Targeted Medication Reviews”, Drugs Real World Outcomes. 2015 Sep;2(3):261-271. .

[41] A. G Zermansky, “Clinical medication review by a pharmacist of elederly people living in care homes – randomized controlled trial”, Age and Ageing 35 : 586-591.

[42] A. Manfrin, M. Tinelli, T. Thomas, J. Kska, “ A cluster randomized control trial to evaluate the effectiveness and cost-effectiveness of the Italian medicines use review (I-MUR) for asthma patients”, BMC Health services Research 2017 17:300.

[43] Latif et al.« Medicines Use reviews : a potential resource or lost opportunity for general practice ? », BMC Family Practice 2013, 14:57.  https://bmcfampract.biomedcentral.com/articles/10.1186/1471-2296-14-57

[44] « Home-based medication review in a high risk elderly population in primary care – the polymed randomised controlled trial”, Age and Ageing 36 : 292-297.

[45] Shade MY, Berger AM and Chaperon C. “Potentially inappropriate medications in community-dwelling older adults”, Res Gerontol Nurs 7(4): 178–192.

Teichert M, Luijben SN, Wereldsma A, et al.

Implementation of medication reviews in community pharmacies and their effect on potentially inappropriate drug use in elderly patients” Int J Clin Pharm 2013; 35(5): 719–726.

[46] Pour un modèle d’intégration du bilan de médication dans la pratique de médecin de générale : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1884656/figure/fig01/

[47] A. G Zermansky, “Clinical medication review by a pharmacist of elederly people living in care homes – randomized controlled trial”, Age and Ageing 35 : 586-591.

[48] Latif et al. « Medicines Use reviews : a potential resource or lost opportunity for general practice ? », BMC Family Practice 2013, 14:57.

[49] L. Sorensen, “Medication reviews in the community : results of a randomized, controlled effectiveness trial”, British Journal of Clinical Pharmacology 58 (6) : 648-664.

[50] Clare Morrison and Yvonne MacRae, “Promoting Safer Use of High-Risk Pharmacotherapy: Impact of Pharmacist-Led Targeted Medication Reviews”, Drugs Real World Outcomes. 2015 Sep; 2(3): 261–271. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4883213/

[51] Liste des médicaments considérés à hauts risque :

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4883213/table/Tab1/

[52] Adam P Rathbone, Sarab M Mansoor, Ines Krass, Kim Hamrosi, and Parisa Aslani, “Qualitative study to conceptualise a model of interprofessional collaboration between pharmacists and general practitioners to support patients’ adherence to medication”, BMJ Open. 2016; 6(3):

[53]En Australie, le ciblage des patients à hauts risques peut être réalisé par les trois professions médecins-pharmaciens-infirmiers : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1884656/figure/fig01/

[54] Robert Pammett, BSc (Hons), BSP and Derek Jorgenson, “Eligibility requirements for community pharmacy medication review services in Canada”, BSP, PharmD, FCSHP, Can Pharm J (Ott). 2014 Jan; 147(1): 20–24

[55] Seule une publication sur la base des témoignages de quatre étudiants porte sur l’apprentissage des bilans de médication par les pharmaciens : « Living MedsCheck, Learning how to deliver MedsCheck in community practice in Ontario” https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3676245/

Le blog des étudiants concernés : https://uw1medscheck.wordpress.com/

Publication 19 janvier 2018 par USPO

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