Agir ou subir ?

A l’heure où l’économie ne cesse de se dégrader et où l’état financier des officines n’a jamais été aussi précaire, une réforme de la profession menée avec l’Etat s’impose comme une évidence.

L’année 2016 est celle de « LA » négociation, celle qu’il ne faut pas rater. Nous devons saisir cette opportunité, afin de proposer à l’ensemble des pharmaciens une véritable réforme. A trop repousser l’échéance, certaines officines ne seront plus là pour participer à cette évolution.

Tous les professionnels de santé négocient avec le Gouvernement en cette année préélectorale, alors pourquoi pas les pharmaciens ? Nous ne devons pas être exclus de la négociation avec l’Etat au motif que nous avons déjà eu une réforme applicable jusqu’à fin 2016, celle de l’honoraire dont les conséquences délétères pour notre profession sont maintenant connues de tous.

Malheureusement, une profession désunie est bien affaiblie face aux représentants de notre Gouvernement avec lesquels nous devons négocier l’avenir de la profession. Il est temps que nos syndicats représentatifs s’unissent afin de faire front commun et parlent d’une seule voix.

 

Le message d’une profession unie sera bien plus porteur et efficace, souvenez-vous de septembre 2014 !

Afin de mener à bien notre négociation et réformer la rémunération, le métier et le réseau officinal, nous avons besoin de bases solides reposant sur l’élaboration d’un contrat avec l’Etat. Ce n’est qu’après avoir obtenu cet accord, fondement indispensable à notre négociation, que nous pourrons le mettre en œuvre pour cinq ans avec le Directeur Général de l’Assurance Maladie, dans le cadre de la convention pharmaceutique.

 

Le syndicalisme, c’est défendre notre belle profession mais aussi construire celle de demain.

A l’USPO, nous avons toujours essayé de saisir les opportunités pour faire évoluer nos pratiques et pérenniser notre profession. Sachons créer la volonté de ce changement nécessaire et mener à bien la future négociation afin de préserver notre réseau officinal, le renforcer et lui permettre d’accomplir pleinement ses missions, que les Français sont en droit d’attendre.

 

Gandhi disait : « Un individu conscient et debout est plus dangereux pour le pouvoir que dix mille individus endormis et soumis. »

Soyons plus qu’un individu : une profession consciente et debout.

 

Pierre-Olivier Variot, Secrétaire Général de l’USPO

 

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Publication 11 juillet 2016 par USPO